Arthrite rhumatoïde
L’arthrite rhumatoïde est souvent considérée comme une maladie auto-immune avec une forte réaction inflammatoire. TNF-a joue un rôle majeur dans la pathogenèse de l’ arthrite rhumatoïde (Moreland, 2001). L’étiologie alimentaire et la question si le régime alimentaire peut influencer de façon favorable le décours de la maladie demeurent des sujets d’actualité scientifique et publique. Parmi les aliments les plus souvent incriminés figurent les céréales, laits animaux, viande, œufs et agrumes (Darlington, 1991).
Des effets favorables à court et à long terme ont été observés avec des régimes alimentaires évitant les aliments potentiellement dangereux. Selon Darlington et Ramsey (1991), 75 % sur un total de 100 cas d’AR demeurent nettement améliorés et 33 % sont considérées comme guéries par le seul changement nutritionnel. Un autre effet positif est que les patients peuvent réduire ou interrompre leur thérapie médicamenteuse qui est souvent accompagnée d’effets secondaires importants. Récemment, une étude portant sur 66 sujets atteints d’AR a démontré que ceux qui suivaient un régime alimentaire végétarien dépourvu de gluten montraient une amélioration significative de leurs symptômes dans 40 % des cas par rapport au groupe contrôle avec régime alimentaire équilibré non végétarien (Hafstrom et al., 2001). Les concentrations en IgG anti-beta-lactoglobuline et anti-gliadine diminuaient dans le groupe des répondeurs mais restaient inchangées chez les non-répondeurs et dans le groupe témoin. Un changement de régime alimentaire à donc une influence bénéfique sur l’AR. Cet effet serait du à une réduction de la réaction immune contre des antigènes alimentaires éliminés par un changement de régime.
L’arthrite rhumatoïde est par conséquent une indication pour le dosage des IgG alimentaires afin d’exclure d’emblée du régime alimentaire sélectivement les aliments incriminés puisque le profil des intolérances alimentaires varie considérablement d’un individu à l’autre. Un suivi thérapeutique par un dosage des IgG spécifiques et des cytokines inflammatoires permettrait également de juger sur l’efficacité du régime alimentaire au plan biologique.


